Charles III de Bourbon, aussi connu comme le « Connétable de Bourbon », né le  à Montpensier (Auvergne) et mort le  à Rome, est un noble français de la maison de Bourbonprince du sang, prince de la Dombes, duc de Bourbon et d’Auvergne, duc de Châtelleraultdauphin d’Auvergne, comte de Montpensier, de Clermont, de Forez, de la Marchevicomte de Carlatsire de Beaujeu de 1505 à 1523, seigneur de Mercœur, et seigneur de Combraille.

Grâce à son mariage avec sa cousine Suzanne de Bourbon (1505), il se trouve à la tête d’une principauté importante et apparait comme le dernier des grands féodaux en mesure de s’opposer au roi de France. Sa principauté, constituée à partir du duché de Bourbon s’étend de la Marche à la Dombes en passant par l’Auvergne. Elle couvre tant des territoires dépendant du royaume de France que du Saint-Empire romain germanique.

D’abord au service du roi de France, il est connétable de France de 1515 à 1523. Mais, à la suite d’un procès mené devant le parlement de Paris afin qu’il cède ses territoires à Louise de Savoie, il fait défection au cours de la sixième guerre d’Italie et rejoint le camp de Charles Quint, devenant lieutenant général de l’armée de l’empereur1, qui remporte une victoire écrasante en avril 1525 à Pavie.

Charles de Bourbon meurt en 1527 lors du siège de Rome, consacrant, selon son biographe Jacques Château, « la fin de l’indépendance de l’Auvergne et du Bourbonnais et leur rattachement à la couronne de France »2.

Philippe HAMON, agrégé d’histoire, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, est professeur d’histoire moderne à l’université Rennes 2 depuis 2004. Il est corresponsable avec Laurent Bourquin (Le Mans) du projet ANR « Conflits et politisation (13e-19e siècles) ». Il est membre du comité de rédaction de la Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine et trésorier de la Société d’Histoire Moderne et Contemporaine. Il a consacré ses premières recherches aux finances de la première moitié du 16e siècle et a contribué notamment à La France de la Renaissance. Histoire et dictionnaire (Paris, 2001). Son habilitation, soutenue en 2003, portait sur la représentation de l’argent dans la peinture européenne aux 15e-17e siècles.